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Mathieu 1Er DE LORRAINE ◉ Sosa : 35 766 394 106
Mathieu 1Er DE LORRAINE
◉ Sosa : 35 766 394 106 · génération 36
- dit « dit le Débonnaire »
- Né en 1119
- Décédé le 10 juin 1176 - Villers-Lès-Nancy, 54600, Meurthe-et-Moselle, Grand Est, FRANCE
- Inhumé - Villers-Lès-Nancy, 54600, Meurthe-et-Moselle, Grand Est, FRANCE, A l'abbaye de clairlieu, abbaye Cistérienne
- Feudataire
Parents
- Simon 1Er DE LORRAINE 1096-~1139
- Adélaïde DE LOUVAIN †~1158
Union(s) et enfant(s)
-
Marié vers 1138, avec
Judith-Berthe VON HOHENSTAUFEN 1123-1195
dont
- Judith DE LORRAINE 1150-1173 ◉ Sosa 17 883 197 053
Frères et sœurs
- Mathieu 1Er DE LORRAINE 1119-1176 ◉ Sosa 35 766 394 106
- Agathe DE LORRAINE 1120-1147 ◉ Sosa 71 532 788 223
Événements
- 1119 :
-
Naissance
Source : Wikipédia - Mathieu Ier de Lorraine
- vers 1138 :
-
Mariage (avec Judith-Berthe VON HOHENSTAUFEN)
Source : Wikipédia - Mathieu Ier de Lorraine
- 10 juin 1176 :
-
Décès - Villers-Lès-Nancy, 54600, Meurthe-et-Moselle, Grand Est, FRANCE
Source : Wikipédia - Mathieu Ier de Lorraine
- Titre : Duc de Lorraine de 1139 à 1176
- Inhumation - Villers-Lès-Nancy, 54600, Meurthe-et-Moselle, Grand Est, FRANCE, A l'abbaye de clairlieu, abbaye Cistérienne
Notes
NOTES INDIVIDUELLES :
Premier duc à porter les armes de Lorraine.
D’après la monographie imprimée
« Récits lorrains. Histoire des ducs de Lorraine et de Bar » d’Ernest Mourin
Publication 1895
Il y a peu de chose à raconter de ce prince. Il était fort brave et aimait l’Église, tout en étant presque constamment en guerre avec les évêques de Toul et de Metz. C’est ce qu’on peut dire de la plupart des ducs.
Comme son père, il résidait le plus souvent à Nancy. Il acquit par voie d’échange la bourgade que tenaient les descendants d’Odelric. Nancy devient donc décidément capitale et sera désormais le centre de l’administration.
Des guerres qu’il soutint contre ses voisins, il suffit d’en citer une.
D’après un prétendu diplôme remontant au roi Dagobert, il était interdit d’élever des châteaux-forts dans le voisinage de Toul.
Mathieu brava la tradition et, pour tenir l’évêque en échec, il construisit à une lieue de la ville épiscopale le fort de Gondreville. Le prélat qui était alors Henri de Lorraine, son oncle, protesta, puis excommunia son neveu. La guerre ne donnantaucune solution, on en référa au pape. Hadrien IV se prononça pour l’évêque, confirma l’excommunication, et enjoignit aux évêques de Metz et de Verdun, de jeter l’interdit sur toutes les terres de leurs diocèses respectifs qui s’étendaient, comme celui de Toul, sur une partie de la Lorraine.
Mathieu Ier se soumit, fit amende honorable et promit, en expiation de ses torts, de faire le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il se mit en route, mais il fut arrêté à Cluny par une maladie grave et, pour remercier les moines de leurs prières, une fois guéri, il leur fit don du village lorrain de Dombasle, qu’ils échangèrent plus tard pour une terre plus rapprochée d’eux.
Mathieu Ier se trouva surtout mêlé aux agitations de l’Empire germanique. Il assistait fréquemment aux diètes.
Il se lia d’étroite amitié avec Frédéric de Souabe, qui devint si fameux sous le nom de Frédéric Barberousse. Il épousa même sa soeur Berthe de Souabe. Lorsque son beau-frère eut été élu empereur, il se dévoua à sa fortune. Il le suivit dans ses campagnes en Italie. Il combattit avec lui la Ligue lombarde et, comme lui, se prononça en faveur de l’anti-pape Victor IV contre Alexandre III, « le propugnateur de la liberté italienne ». La Lorraine, sous son influence, s’attacha au schisme et presque tout entière prit le parti de l’anti-pape.
A la faveur des troubles religieux, des troupes de brigands qu’on nommait des Cottereaux ou Barbançons ravagèrent tout l’Occident. L’empereur Barberousse et le roi de France Louis VII tinrent une grande assemblée à Vaucouleurs pour s’entendre sur les moyens à prendre en commun pour exterminer les aventuriers.
On dit que Barberousse, en témoignage de reconnaissance pour la fidélité de Mathieu Ier, lui permit de mettre l’aigle impériale sur son écu et sur sa bannière.
C’est sous le règne de Mathieu Ier qu’eut lieu la deuxième croisade (1147-1149). Saint Bernard l’avait prêchée dans l’assemblée de Vézelai où sa grande voix, aussi éloquente que celle de Pierre l’Ermite, entraîna les rois et les peuples.
On a prétendu, mais sans preuve, que le duc de Lorraine fut de l’expédition. Beaucoup de seigneurs lorrains, et entre autres le comte de Vaudémont et les évêques de Toul et de Metz, rejoignirent le roi Louis VII à Metz, choisi pour le rendez-vous des Français, tandis que les Allemands se rassemblaient à Ratisbonne sous la conduite de l’empereur Conrad III. On sait d’ailleurs que l’entreprise n’eut aucun succès. Mathieu Ier passa les derniers temps de son règne dans des pratiques pieuses. Comme ses prédécesseurs, il bataillait volontiers contre les seigneurs ecclésiastiques et s’appropriait leurs terres lorsqu’il le pouvait. Mais il rachetait ses torts par des dons et des fondations. Il bâtit pour les Cisterciens, le monastère de Clairlieu près de Nancy, et se sentant au terme de sa vie, il s’y fit transporter pour y mourir et y être enseveli.
Source : La Lorraine d’Hier et d’aujourd’hui
Premier duc à porter les armes de Lorraine.
D’après la monographie imprimée
« Récits lorrains. Histoire des ducs de Lorraine et de Bar » d’Ernest Mourin
Publication 1895
Il y a peu de chose à raconter de ce prince. Il était fort brave et aimait l’Église, tout en étant presque constamment en guerre avec les évêques de Toul et de Metz. C’est ce qu’on peut dire de la plupart des ducs.
Comme son père, il résidait le plus souvent à Nancy. Il acquit par voie d’échange la bourgade que tenaient les descendants d’Odelric. Nancy devient donc décidément capitale et sera désormais le centre de l’administration.
Des guerres qu’il soutint contre ses voisins, il suffit d’en citer une.
D’après un prétendu diplôme remontant au roi Dagobert, il était interdit d’élever des châteaux-forts dans le voisinage de Toul.
Mathieu brava la tradition et, pour tenir l’évêque en échec, il construisit à une lieue de la ville épiscopale le fort de Gondreville. Le prélat qui était alors Henri de Lorraine, son oncle, protesta, puis excommunia son neveu. La guerre ne donnantaucune solution, on en référa au pape. Hadrien IV se prononça pour l’évêque, confirma l’excommunication, et enjoignit aux évêques de Metz et de Verdun, de jeter l’interdit sur toutes les terres de leurs diocèses respectifs qui s’étendaient, comme celui de Toul, sur une partie de la Lorraine.
Mathieu Ier se soumit, fit amende honorable et promit, en expiation de ses torts, de faire le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il se mit en route, mais il fut arrêté à Cluny par une maladie grave et, pour remercier les moines de leurs prières, une fois guéri, il leur fit don du village lorrain de Dombasle, qu’ils échangèrent plus tard pour une terre plus rapprochée d’eux.
Mathieu Ier se trouva surtout mêlé aux agitations de l’Empire germanique. Il assistait fréquemment aux diètes.
Il se lia d’étroite amitié avec Frédéric de Souabe, qui devint si fameux sous le nom de Frédéric Barberousse. Il épousa même sa soeur Berthe de Souabe. Lorsque son beau-frère eut été élu empereur, il se dévoua à sa fortune. Il le suivit dans ses campagnes en Italie. Il combattit avec lui la Ligue lombarde et, comme lui, se prononça en faveur de l’anti-pape Victor IV contre Alexandre III, « le propugnateur de la liberté italienne ». La Lorraine, sous son influence, s’attacha au schisme et presque tout entière prit le parti de l’anti-pape.
A la faveur des troubles religieux, des troupes de brigands qu’on nommait des Cottereaux ou Barbançons ravagèrent tout l’Occident. L’empereur Barberousse et le roi de France Louis VII tinrent une grande assemblée à Vaucouleurs pour s’entendre sur les moyens à prendre en commun pour exterminer les aventuriers.
On dit que Barberousse, en témoignage de reconnaissance pour la fidélité de Mathieu Ier, lui permit de mettre l’aigle impériale sur son écu et sur sa bannière.
C’est sous le règne de Mathieu Ier qu’eut lieu la deuxième croisade (1147-1149). Saint Bernard l’avait prêchée dans l’assemblée de Vézelai où sa grande voix, aussi éloquente que celle de Pierre l’Ermite, entraîna les rois et les peuples.
On a prétendu, mais sans preuve, que le duc de Lorraine fut de l’expédition. Beaucoup de seigneurs lorrains, et entre autres le comte de Vaudémont et les évêques de Toul et de Metz, rejoignirent le roi Louis VII à Metz, choisi pour le rendez-vous des Français, tandis que les Allemands se rassemblaient à Ratisbonne sous la conduite de l’empereur Conrad III. On sait d’ailleurs que l’entreprise n’eut aucun succès. Mathieu Ier passa les derniers temps de son règne dans des pratiques pieuses. Comme ses prédécesseurs, il bataillait volontiers contre les seigneurs ecclésiastiques et s’appropriait leurs terres lorsqu’il le pouvait. Mais il rachetait ses torts par des dons et des fondations. Il bâtit pour les Cisterciens, le monastère de Clairlieu près de Nancy, et se sentant au terme de sa vie, il s’y fit transporter pour y mourir et y être enseveli.
Source : La Lorraine d’Hier et d’aujourd’hui
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DE LORRAINE Mathieu Ier
1119 – 1176
· Villers-lès-Nancy
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